Result of Service

Le secteur forêt de la CDN 3.0 du Maroc dispose d’un plan d’investissement sectoriel opérationnel et d’un portefeuille de 2 à 3 projets prioritaires structurés et amenés à un stade de maturité suffisant pour être présentés aux mécanismes de financement (fonds climatiques internationaux, fonds souverains et nationaux, secteur privé), l’ensemble étant aligné sur le cadre logique CDN 3.0 commun et directement consolidable dans le cadre plurisectoriel maître.

Work Location

Maroc (à domicile, basé à Rabat), avec déplacements auprès des ministères, des bailleurs et institutions financières de développement, et des investisseurs concernés, en tant que de besoin.

Expected duration

130 jours de travail sur une période de 15 mois, du 1er août 2026 au 1er novembre 2027

Duties and Responsibilities

Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) est la principale autorité environnementale mondiale. Il définit l’agenda environnemental international, promeut la mise en œuvre cohérente de la dimension environnementale du développement durable au sein du système des Nations Unies et agit en tant que porte-parole faisant autorité pour l’environnement mondial. Dans le cadre de son mandat normatif et opérationnel, le PNUE appuie les États membres dans l’intégration des enjeux climatiques et environnementaux dans leurs cadres de planification macroéconomique et budgétaire. À travers le projet NDC Act & Invest (financé par l’Initiative internationale pour le climat – IKI du gouvernement allemand), le PNUE accompagne les pays en développement dans l’élaboration et la mise en œuvre de la troisième génération des Contributions déterminées au niveau national (CDN 3.0) ambitieuses, réalisables et investissables, alignées sur l’Accord de Paris. Le projet s’articule autour de trois axes de travail : (i) le renforcement de l’ambition et de l’action du G20+, (ii) l’alignement des politiques et de la planification (intégration des CDN, PNA, SPANB et LT-LEDS dans les processus nationaux et territoriaux), et (iii) l’appui approfondi à l’investissabilité des CDN 3.0. Le secteur forestier occupe une place stratégique dans la politique climatique et de développement durable du Maroc. Le domaine forestier national couvre environ 9,3 millions d’hectares (recensement forestier national de 2022) et fait vivre plus de sept millions d’habitants des zones rurales, tout en subissant de fortes pressions liées à la dégradation, aux incendies et au dépérissement. Pour y répondre, la stratégie « Forêts du Maroc 2020-2030 » , lancée en février 2020 et mise en œuvre par l’Agence Nationale des Eaux et Forêts (ANEF), vise notamment le reboisement et la restauration d’une superficie de 600 000 hectares à l’horizon 2030, la modernisation des filières et des métiers forestiers, et un modèle de gestion participatif, inclusif et générateur de revenus pour les populations usagères. Dans le cadre de l’Accord de Paris, la Contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0) du Maroc fait porter au secteur forestier une part significative de l’effort national, en atténuation comme en adaptation, reboisement, gestion participative, mise en défens, compensation, lutte contre l’érosion et l’ensablement, ce qui en fait un secteur prioritaire pour la planification de l’investissement climatique de la CDN 3.0. Au Maroc, le PNUE a appuyé l’élaboration d’un cadre préliminaire intégré de planification des investissements climat (CIPF) de la CDN 3.0, couvrant l’ensemble des 197 mesures de la CDN 3.0 (90 mesures d’atténuation et 107 mesures d’adaptation) réparties sur 19 secteurs, représentant un besoin d’investissement climatique d’environ 96 milliards USD sur la période 2026-2035. Ce cadre comprend un document méthodologique, un guide d’utilisation, un classeur Excel scoré (outils de priorisation et d’évaluation de la maturité des projets) et des gabarits de chiffrage et de financement. La démarche s’inscrit dans les cadres de référence internationaux de planification de l’investissement climatique, notamment le Guide de planification de l’investissement dans les CDN du NDC Partnership et le Cadre de planification de l’investissement du Fonds vert pour le climat. La présente mission vise à opérationnaliser cette planification pour les secteurs couverts par le PNUE : agriculture, forêt et eau. Le présent poste d’expert.e porte sur le secteur de la forêt : il s’agit de transformer les mesures et projets de la CDN 3.0 du secteur forestier en un plan d’investissement sectoriel et en un portefeuille de concepts de projets prêts à l’investissement, alimentant le cadre logique CDN 3.0 commun et les outils de suivi du MTEDD. L’Expert.e forêt fait partie de l’équipe placée sous la direction de l’Expert principal / Chef d’équipe, du conseiller régional UNEP du projet NDC Act & Invest pour l'Afrique et le Moyen-Orient et travaille en coordination avec les experts eau et structuration financière, ainsi que les départements ministériels et les institutions et agences affiliées, et les partenaires techniques et financiers nationaux et internationaux. L’Expert.e forêt bénéficie en outre de l’appui transversal d’assurance qualité de One Carbon World (OCW), partenaire associé à ce projet, pour l’analyse d’atténuation GES des mesures et projets et son articulation avec l’inventaire national des GES et le rapportage au titre du Cadre de transparence renforcé (BTR), dans les conditions précisées en 3.1. Compétences clés o Capacité à conduire des analyses multicritères et à renseigner des outils structurés (fiches projets, classeur de cadre logique) selon des nomenclatures imposées. o Aptitude à chiffrer des projets, à évaluer leur impact climatique et leurs co-bénéfices (biodiversité, restauration des paysages, eau, sols et désertification, emplois et revenus ruraux) au moyen d’indicateurs et de méthodes reconnus, et à apprécier leur degré de préparation à l’investissement, y compris par l’analyse structurée des risques propres aux projets forestiers (incendies, sécheresses, pression pastorale, conflits d’usage, gouvernance foncière). o Connaissance des Lignes directrices du GIEC pour le secteur UTCATF (y compris la comptabilisation des perturbations naturelles) et des exigences d’intégrité des mécanismes carbone (permanence, réserves tampons contre les pertes futures, additionnalité, incertitude), et aptitude à travailler dans le cadre d’un dispositif externe d’assurance qualité de l’analyse d’atténuation GES (revue OCW, voir 3.1) et à en intégrer les recommandations. o Bonnes compétences de consultation et de facilitation auprès d’acteurs institutionnels, techniques et financiers. o Fortes capacités d’analyse et de rédaction en français, et capacité à travailler en équipe pluridisciplinaire sous la coordination d’un chef d’équipe. o Maîtrise des outils bureautiques courants (suite MS Office, dont Excel). Objectifs, résultats attendus et indicateurs de performance Cadre méthodologique commu : La présente mission applique la Note de cadrage méthodologique commune PNUE-GIZ, qui définit le cadre logique CDN 3.0 partagé, la nomenclature commune, le gabarit unifié de fiche de préinvestissement, les jalons de synchronisation et les règles de consolidation dans le cadre maître plurisectoriel. L’instance sectorielle est renseignée de manière consolidable. Le plan produit est dénommé Plan d’investissement sectoriel (PIS), en cohérence avec les autres dispositifs sectoriels (PNUE et GIZ). La répartition des rôles entre les expert.e.s est précisée dans une matrice RACI synthétique qui sera communiquée au candidat retenu, l’expert.e s’y conforme et applique la matrice RACI détaillée et opérationnelle établie par le Chef d’équipe dans le rapport de démarrage. Les autres experts s’y conforment. Le gabarit unifié de fiche de préinvestissement CDN 3.0 et le cadre logique opérationnel CDN 3.0 pourront être communiquées aux expert.e.s retenu.e.s pour les besoins de l’exécution de la mission. Outil de référence : La mission s’appuie sur le cadre logique opérationnel CDN 3.0 et sur le gabarit unifié de fiche de préinvestissement qui lui est aligné, fournis au consultant.e et faisant partie intégrante des présents ToRs. L’expert.e forêt renseigne, pour les mesures et projets CDN 3.0 du secteur forestier, les fiches de préinvestissement, puis les reporte dans l’instance forêt du classeur du cadre logique, inventaire et maturité, évaluation multicritère 5D, costing et gap de financement, pipeline et feuille de route, selon des nomenclatures et hypothèses communes, en coordination avec le Chef d’équipe et les autres expert.e.s. Sur cette base, 2 à 3 projets prioritaires sont identifiés, puis développés et structurés jusqu’au stade de concept de projet prêt à l’investissement (« investment-ready concept »), c’est-à-dire un stade avancé de préinvestissement permettant leur présentation aux mécanismes de financement. Ce stade comprend, pour chaque projet : une fiche de préinvestissement complète, une note conceptuelle (concept note) conforme aux formats des financeurs visés, des éléments techniques, économiques et financiers préliminaires (ordre de grandeur des coûts, hypothèses de revenus et de co-bénéfices, options de montage financier), un filtrage au regard des sauvegardes environnementales et sociales et du genre, une analyse structurée des risques (climatiques, écologiques, socio-fonciers, institutionnels et de financement carbone) assortie de mesures de gestion, et une fiche investisseur. Il n’inclut pas les études de faisabilité détaillées, les études d’impact environnemental et social, les études de marché ni les due diligences, qui relèvent de la phase de préparation ultérieure conduite avec les financeurs, la mission en identifie toutefois le périmètre, le coût indicatif et les sources de financement possibles (facilités de préparation de projets). Cette identification s’appuiera en priorité sur des projets prioritaires dont la structuration est, dans certains cas, déjà engagée et qui ne requièrent qu’un appui complémentaire pour les faire progresser. L’instance forêt constitue une déclinaison du cadre plurisectoriel maître, destinée à y être consolidée. Répartition des responsabilités avec l’expert.e en ingénierie et structuration financière : Sans préjudice de la matrice RACI détaillée établie par le Chef d’équipe, la répartition indicative est la suivante : - L’Expert.e forêt est responsable de : la description technique et le dimensionnement des mesures et projets ,l’estimation des CAPEX et OPEX à un niveau indicatif (ordres de grandeur, coûts unitaires de référence à l’hectare, ratios sectoriels), avec identification des hypothèses techniques sous-jacentes, l’analyse du cadre réglementaire, institutionnel et législatif, la quantification du potentiel d’atténuation (tCO₂e) et des bénéfices d’adaptation, l’évaluation des co-bénéfices et l’analyse technique de l’éligibilité aux mécanismes carbone et fondés sur la nature (REDD+, Article 6, marchés volontaires, crédits biodiversité, PSE) : volumes potentiels, méthodologies applicables, additionnalité, prérequis MRV, l’identification des porteurs de projet et des risques techniques, écologiques, fonciers, institutionnels et de mise en œuvre ,et l’identification préliminaire des sources et instruments de financement pertinents pour le secteur (fonds climatiques, banques de développement, budget national, secteur privé, financement carbone), à partir des gabarits du CIPF. - L’expert.e en ingénierie et structuration financière est responsable de : la consolidation détaillée, et la validation des CAPEX/OPEX des projets prioritaires, la valorisation financière des revenus carbone et fondés sur la nature (hypothèses de prix, calendrier de génération des crédits, flux de trésorerie) et des autres recettes, la modélisation financière, la sélection et le dimensionnement des instruments financiers (dette, subvention, financement mixte, garanties, préfinancement carbone, etc), l’analyse des risques financiers et la structuration du montage financier, et la rédaction du volet financier des fiches investisseurs. L’Expert.e forêt fournit à l’expert.e financier.ère les données techniques et hypothèses nécessaires et relève de ses conclusions pour le volet financier des dossiers de projet, il/elle demeure responsable de la cohérence technique d’ensemble de chaque dossier forêt et rédige le volet technique et sectoriel des fiches investisseurs. Appui transversal d’assurance qualité – One Carbon World (OCW) : En complément de l’équipe d’expert.e.s recrutée par le PNUE, One Carbon World (OCW) apporte, un appui transversal d’assurance qualité (QA/QC) portant sur l’analyse d’atténuation GES des mesures et projets et sur son articulation avec le système national d’inventaire des GES et le processus de rapportage au titre du Cadre de transparence renforcé de l’Accord de Paris (rapport biennal au titre de la transparence, BTR). OCW mobilise des expert.e.s accrédité.e.s par la CCNUCC pour l’examen du secteur UTCATF, disposant d’une expérience approfondie de l’assurance qualité (QA/QC) auprès de la CCNUCC et de la Commission européenne, des exigences du Cadre de transparence renforcé et du BTR pour les secteurs AFOLU, ainsi que des projets de crédits carbone de boisement/reboisement/revégétalisation (ARR) et agricoles selon les standards internationaux (Verra VM0042, VM0047, AR-ACM0003) et le UK Woodland Carbon Code. Cet appui ne se substitue pas aux responsabilités de l’Expert.e forêt et s’articule autour de trois axes. Pour l’évaluation du potentiel carbone des mesures et projets forêt (Activité 1.5, livrable 2), la modalité d’intervention d’OCW est arrêtée par le Chef d’équipe lors de la phase de démarrage, selon les besoins de la mission : soit OCW réalise les calculs à partir des données et hypothèses techniques fournies par l’Expert.e forêt, soit OCW intervient en assurance qualité / vérification externe des calculs réalisés par l’Expert.e forêt. Dans les deux cas, l’Expert.e forêt demeure responsable de la cohérence technique d’ensemble de l’instance forêt. Les trois axes sont les suivants : (a) Analyse d’atténuation GES au niveau des projets (Activités 1.5, 3.2 et 3.4) : vérification de l’alignement méthodologique avec les Lignes directrices du GIEC, y compris la comptabilisation des perturbations naturelles, assurance qualité de l’impact projeté de chaque projet, vérification du caractère adéquat des réserves tampons (buffer) contre les pertes future, examen des hypothèses relatives à la permanence, aux réversions, aux fuites, à l’additionnalité et à l’incertitude. Produit : revue de l’analyse d’atténuation GES, assortie de recommandations pour l’alignement sur les meilleures pratiques et les exigences de rapportage de la CDN. (b) Articulation avec l’inventaire national des GES et le suivi de la CDN (Activités 1.4, 1.5 et 2.2) : cohérence entre les estimations d’atténuation des projets et l’inventaire national des GES (Lignes directrices du GIEC et MPGs), conception des résultats de projets de manière à être directement transférables dans le processus national de rapportage BTR (politiques et mesures, projections de GES, liens avec l’Article 6 le cas échéant), appui à la documentation des méthodes conformément aux exigences du BTR, mise en relation du suivi de la mise en œuvre des projets avec le suivi des progrès de la CDN (indicateurs pertinents et cohérents). Produit : revue et recommandations, appui à l’articulation des produits de la mission avec le suivi de la CDN. (c) Renforcement des capacités sur le suivi de la CDN et le processus BTR (Activité 4.5) : selon les besoins identifiés, améliorations du système d’inventaire des GES permettant d’intégrer les bénéfices d’atténuation quantifiés dans les projections de GES du Maroc, et alignement avec les exigences de rapportage de l’Article 6. Produit : selon les besoins, ateliers ou formation de l’équipe nationale sur les méthodes d’inventaire (historique et/ou projections). L’Expert.e forêt transmet à OCW, via l’Expert du secteur agriculture/le Chef d’équipe, les hypothèses, données et méthodes d’estimation du potentiel d’atténuation en temps utile pour la revue, intègre les recommandations retenues dans les livrables révisés et documente les méthodes dans un format compatible avec le rapportage BTR. Calendrier indicatif des livrables Le calendrier ci-dessous est indicatif. Le calendrier détaillé des livrables et des jalons intermédiaires sera élaboré par l’Expert.e forêt durant la phase de démarrage, en concertation avec le Chef d’équipe et les expert.e.s agriculture, eau et structuration financière, afin d’établir un calendrier unifié et cohérent entre les trois secteurs (jalons de synchronisation, ateliers communs, dates de consolidation dans le cadre plurisectoriel maître). Il est formalisé dans la note de démarrage, validé lors de la réunion de démarrage et sert de référence au suivi de la mission. Composante A : Diagnostic du secteur forêt et renseignement du cadre logique Le diagnostic du secteur forêt constitue le socle analytique de la mission. Dans ses grandes lignes, il couvre : (i) le cadre stratégique, institutionnel et réglementaire du secteur (stratégie « Forêts du Maroc 2020-2030 », ANEF, Plan directeur d’investissement, articulation avec la CDN 3.0, le PNA et les stratégies connexes) , (ii) l’état des ressources forestières et des pressions qui s’y exercent (dégradation, incendies, dépérissement, surexploitation) , (iii) l’inventaire et l’analyse de maturité des mesures et projets CDN 3.0 du secteur forestier , (iv) la cartographie des initiatives, programmes et financements en cours et des gaps de financement , (v) le potentiel d’atténuation et d’adaptation et les co-bénéfices associés, évalués selon une méthode explicite : impacts sur la biodiversité et les habitats, restauration des paysages forestiers, ressources en eau et régulation hydrologique, protection des sols et lutte contre la désertification, emplois ruraux et revenus des communautés forestières, et (vi) les principaux enjeux de préparation à l’investissement et de mobilisation des financements climatiques. Le contenu détaillé, la structure et les composantes du diagnostic seront proposés par l’Expert.e forêt et validés lors de la réunion de démarrage, en cohérence avec la Note de cadrage méthodologique commune. Résultat 1 : Le diagnostic du secteur forêt est établi, et les fiches de préinvestissement ainsi que l’instance forêt du cadre logique CDN 3.0 sont renseignées. Activités : o Activité 1.1 : Réaliser le diagnostic stratégique du secteur forêt (mesures CDN 3.0, maturité des projets, cartographie des gaps de financement, co-bénéfices). o Activité 1.2 : Recenser les efforts, initiatives, programmes et financements en cours dans le secteur forestier au Maroc (notamment ceux de l’Agence nationale des eaux et forêts, des bailleurs et des partenaires techniques et financiers), afin d’assurer l’alignement de la mission avec les dynamiques existantes et d’éviter les doublons, conduire, en tant que de besoin, une recherche ou une cartographie complémentaire à cette fin. o Activité 1.3 : Renseigner les fiches de préinvestissement des mesures et projets CDN 3.0 du secteur forêt (description technique, maturité, chiffrage, financement). o Activité 1.4 : Reporter les fiches dans l’instance forêt du cadre logique (inventaire et maturité, évaluation 5D, costing et gap, pipeline), selon la nomenclature et les hypothèses communes. o Activité 1.5 : Quantifier le potentiel d’atténuation (tCO₂e) et les bénéfices d’adaptation des mesures et projets forêt, en cohérence avec l’inventaire national des GES et le système MRV, afin d’étayer le potentiel de financement carbone et de financement fondé sur la nature des projets. L’analyse couvre les opportunités REDD+, les mécanismes de l’Article 6 de l’Accord de Paris (approches coopératives de l’Article 6.2 et mécanisme de l’Article 6.4), les marchés volontaires du carbone (standards, méthodologies applicables, exigences d’intégrité et de correspondance), les crédits biodiversité et de nature (nature credits) ainsi que les paiements pour services écosystémiques (PSE), en appréciant pour chacun les prérequis institutionnels et réglementaires au Maroc et l’additionnalité des mesures concernées. (Note : Les hypothèses, méthodes et résultats de cette quantification font l’objet d’une revue d’assurance qualité par OCW, qui en vérifie l’alignement sur les Lignes directrices du GIEC, la cohérence avec l’inventaire national des GES et la transférabilité vers le rapportage BTR (axes (a) et (b) de l’appui transversal OCW, 3.1). L’alignement des estimations d’atténuation au niveau des projets sur l’inventaire national des GES (Lignes directrices du GIEC et MPGs) constitue un enjeu transversal commun aux secteurs forêt et agriculture : l’Expert.e forêt applique, en concertation avec l’Expert.e agriculture et sous la coordination du Chef d’équipe, des hypothèses, facteurs d’émission et conventions de documentation communs, documentés dans un format conforme aux exigences de rapportage du BTR. Il/elle définit en outre, pour chaque mesure et projet, les indicateurs de suivi de la mise en œuvre de manière qu’ils soient pertinents et cohérents avec les indicateurs de suivi des progrès de la CDN 3.0 et les outils de suivi du MTEDD). o Activité 1.6 : Évaluer les co-bénéfices des mesures et projets forêt selon une grille d’analyse explicite, proposée par l’Expert.e forêt et validée lors de la réunion de démarrage, comprenant pour chaque dimension des indicateurs quantitatifs ou qualitatifs, les sources de données et les hypothèses retenues : (i) impacts sur la biodiversité (habitats, espèces, connectivité écologique, aires protégées), en cohérence avec la SPANB , (ii) restauration des paysages forestiers (superficies restaurées, couvert, dégradation évitée) , (iii) ressources en eau (recharge, régulation des crues, protection des bassins versants et des retenues) , (iv) protection des sols et lutte contre la désertification et l’ensablement, en lien avec la neutralité en matière de dégradation des terres (NDT) , (v) emplois ruraux et revenus des communautés forestières, y compris les coopératives et les femmes. Les résultats alimentent les fiches de préinvestissement, l’évaluation multicritère 5D et les notes conceptuelles, au format attendu par les fonds climatiques. o Activité 1.7 : Assurer la coordination technique avec le Chef d’équipe et les autres expert.e.s pour garantir la cohérence et la consolidabilité de l’instance forêt. Livrables : Diagnostic forêt, grille d’évaluation des co-bénéfices et résultats par mesure/projet, fiches de préinvestissement renseignées, instance forêt du cadre logique renseignée. L’évaluation du potentiel carbone intègre la contribution d’OCW (calculs ou revue d’assurance qualité / vérification externe, selon la modalité arrêtée en 3.1). Indicateur 1 : Fiches et instance forêt du cadre logique renseignées selon la nomenclature commune et consolidables sans retraitement. Composante B :Plan d’investissement forêt et appui au plan de mobilisation financière Résultat 2 : Le plan d’investissement du secteur forêt est produit et contribue à la consolidation pluri-secteurs et au plan de mobilisation financière. Activités : o Activité 2.1 : Élaborer le plan d’investissement du secteur forêt (besoins, gap, séquençage, sources de financement, etc), intégrant les projets prioritaires. o Activité 2.2 : Fournir au Chef d’équipe les éléments forêt nécessaires à la consolidation pluri-secteurs et au plan de mobilisation financière. o Activité 2.3 : Participer aux dialogues et consultations avec les bailleurs et investisseurs, pour le volet forêt. o Activité 2.4 : Contribuer, en étroite collaboration avec l’expert.e en ingénierie et structuration financière, à l’identification des instruments et montages de financement adaptés au secteur forêt (financements concessionnels, financement mixte/blended finance, financement carbone, Article 6 et marchés volontaires, crédits biodiversité et de nature, paiements pour services écosystémiques, garanties) et des voies d’accès aux fonds climatiques. Cette identification, ainsi que la sélection, le dimensionnement et l’intégration de ces instruments au montage financier, relèvent de la responsabilité de l’expert.e en ingénierie et structuration financière, l’Expert.e forêt fournit les intrants sectoriels et techniques nécessaires (caractéristiques des projets, potentiel carbone et co-bénéfices, contraintes réglementaires et institutionnelles) et valide la pertinence sectorielle des options retenues. Livrables : Plan d’investissement forêt, contribution forêt aux plans consolidés et au plan de mobilisation financière. Indicateur 2 : Plan d’investissement forêt produit, intégré au consolidé et présenté aux partenaires. Composante C : Identification et structuration des projets prioritaires forêt Résultat 3 : 2 à 3 projets prioritaires du secteur forêt sont identifiés et structurés jusqu’au stade de concept de projet prêt à l’investissement (stade avancé de préinvestissement). Activités : o Activité 3.1 : Sur la base de la priorisation 5D et du pipeline, identifier et justifier 2 à 3 projets prioritaires du secteur forêt. o Activité 3.2 : structurer ces projets (description technique, impact climatique et co-bénéfices évalués selon la grille de l’activité 1.6, modèle financier préliminaire, risques et mesures de gestion selon l’activité 3.4, maturité, préparation à l’investissement) en notes conceptuelles individuelles conformes au stade défini en 3.1. o Activité 3.3 : Procéder au filtrage des projets prioritaires au regard des sauvegardes environnementales et sociales et des exigences de genre des principaux financeurs climatiques, et documenter les mesures d’atténuation des risques requises pour la recevabilité des dossiers. o Activité 3.4 : Conduire, pour chaque projet prioritaire, une analyse structurée des risques selon une matrice commune (identification, probabilité, gravité, mesures de prévention et d’atténuation, responsable, risque résiduel), couvrant au minimum : (i) les risques climatiques et écologiques (incendies de forêt, sécheresses et stress hydrique, dépérissement, ravageurs et maladies, effets du changement climatique sur le choix des essences et les taux de reprise) , (ii) les risques socio-fonciers et de gouvernance (statut du domaine forestier, droits d’usage, conflits d’usage, pression pastorale et surpâturage, adhésion des populations usagères et des coopératives, mécanismes de compensation) , (iii) les risques institutionnels et de mise en œuvre (capacités des porteurs, coordination interinstitutionnelle, délais de contractualisation, entretien et pérennité des plantations) , et (iv) les risques spécifiques au financement carbone et fondé sur la nature (permanence et réversibilité, fuites, additionnalité, incertitudes MRV, dont les hypothèses et le dimensionnement des réserves tampons de crédits font l’objet d’une revue d’assurance qualité par OCW, axe (a), 3.1). L’analyse intègre les risques de sauvegardes identifiés à l’activité 3.3, propose des options de gestion (conception résiliente, choix d’essences, dispositifs de défense contre les incendies, aménagement sylvopastoral, réserves tampons de crédits, assurance) et alimente le volet risques des notes conceptuelles et des fiches investisseurs, l’expert.e en ingénierie et structuration financière en traduit les incidences financières. Le volet (iv) de la matrice et les options de gestion correspondantes font l’objet d’une revue d’assurance qualité par OCW, qui en vérifie la cohérence avec les exigences des standards du marché volontaire du carbone et des mécanismes de l’Article 6 (permanence, réserves tampons, fuites, additionnalité, incertitude) et formule, le cas échéant, des recommandations que l’Expert.e forêt intègre dans les notes conceptuelles (axe (a), 3.1). o Activité 3.5 : En lien avec l’expert.e en ingénierie et structuration financière, intégrer le montage financier dans les notes conceptuelles et rédiger le volet technique et sectoriel des fiches investisseurs/financement, dont le volet financier est établi par l’expert.e financier.ère, conformément à la répartition des responsabilités en 3.1. o Activité 3.6 : Conduire des consultations techniques ciblées auprès des porteurs, des partenaires techniques et des financeurs potentiels pour affiner les projets. Livrables : Rapport de sélection forêt, 2 à 3 projets forêt structurés (incluant une matrice de risques et un plan de gestion des risques par projet), fiches investisseurs. Indicateur 3 : 2 à 3 projets prioritaires forêt amenés à un stade de maturité suffisant et validés. Composante D (transversale) : Consultations, ateliers et dimension sociale Résultat 4 : L’appropriation des produits par les parties prenantes ainsi que l’intégration de la dimension sociale, de genre et de transition juste sont assurées. Activités : o Activité 4.1 : animer et participer aux consultations sectorielles et ateliers de lancement et de validation, et y présenter les analyses du secteur forêt. o Activité 4.2 : assurer le suivi et intégrer les retours des parties prenantes dans les livrables « forêt » révisés. o Activité 4.3 : Veiller à la prise en compte des dimensions sociales, de genre et de transition juste dans les projets et le plan forêt. o Activité 4.4 : Assurer le transfert de connaissances et l’accompagnement des contreparties nationales (MTEDD, Agence nationale des eaux et forêts, etc) pour l’appropriation et la mise à jour de l’instance forêt et des fiches de préinvestissement au-delà de la mission. o Activité 4.5 : Contribuer, en coordination avec OCW, au renforcement des capacités des contreparties nationales sur l’articulation des résultats des projets forêt avec l’inventaire national des GES, le suivi des progrès de la CDN et le rapportage BTR (axe (c) de l’appui transversal OCW, 3.1), et participer, le cas échéant, aux sessions de formation correspondantes en y apportant les intrants sectoriels forêt. Livrables : (i) contributions techniques aux supports et dossiers d’ateliers (présentations et analyses du secteur forêt), (ii) versions révisées des livrables forêt intégrant les retours des parties prenantes, (iii) note d’intégration des dimensions sociale, de genre et de transition juste, (iv) supports de transfert de connaissances aux contreparties nationales. Indicateur 4 : Participation effective aux ateliers, livrables forêt reflétant les retours techniquement validés. Indicateurs de performance : o Produire le diagnostic du secteur forêt, renseigner les fiches de préinvestissement et l’instance forêt du cadre logique selon la nomenclature commune. o Identifier 2 à 3 projets prioritaires forêt et les structurer jusqu’au stade de concept de projet prêt à l’investissement, en lien avec l’expert.e structuration financière. o Élaborer le plan d’investissement forêt et fournir au Chef d’équipe les éléments nécessaires à la consolidation pluri-secteurs. o Participer aux consultations, ateliers et dialogues avec les financeurs pour le volet forêt. o Travailler sous la supervision technique du Chef d’équipe et en coordination avec les expert.e.s eau et structuration financière et avec l’appui transversal d’assurance qualité d’OCW (3.1), dans le respect des nomenclatures et hypothèses communes.

Qualifications/special skills

o Diplôme universitaire supérieur (Master ou doctorat) en sciences forestières, foresterie, gestion des ressources naturelles, écologie, agronomie, sciences de l’environnement ou un domaine connexe est exigé. o Au moins 12 ans d’expérience professionnelle confirmée dans le secteur forestier : gestion durable des forêts, restauration des écosystèmes, REDD+, lutte contre la dégradation des terres, ou adaptation et atténuation liées aux forêts, au Maroc et/ou dans les pays en développement. o Expérience avérée dans l’élaboration de projets forestiers, l’analyse de leur maturité et de leur préparation à l’investissement, et la structuration de pipelines de projets ou de plans d’investissement. o Bonne connaissance du contexte institutionnel et stratégique du secteur forestier marocain (stratégie « Forêts du Maroc », programmes de reboisement et de restauration). o Expérience de travail avec des bailleurs et fonds climatiques et/ou des organisations internationales constitue un atout. o Une connaissance des mécanismes de financement carbone et fondés sur la nature (REDD+, Article 6 de l’Accord de Paris, marchés volontaires du carbone, crédits biodiversité, paiements pour services écosystémiques) constitue un atout. o Une expérience en planification de l’investissement CDN, MRV ou évaluation des co-bénéfices (biodiversité, eau, sols, emplois, etc) constitue un atout.

Languages

o Excellente maîtrise du français et bonne maîtrise de l’anglais, la maîtrise de l’arabe et l’amazigh constituent un atout important.

Additional Information

Not available.

No Fee

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