Tiered Approach / Approche Tiers
Conformément à l'engagement pris de préserver les capacités et de soutenir le personnel déjà en poste au sein de l'Organisation, la majorité des postes vacants au PNUD, au FENU et au programme VNU sont publiés selon un processus de candidature à plusieurs niveaux, dans le cadre duquel :
- Niveau 0 : Personnel international du PNUD/FENU/VNU titulaire d'un contrat permanent (PA) ou à durée déterminée (FTA), dont les postes seront supprimés, ou dont les contrats seront résiliés ou non renouvelés en 2026
- Niveau 1 : Autre personnel du PNUD/FENU/VNU titulaire d'un contrat permanent (PA) ou à durée déterminée (FTA)
- Niveau 2 : Personnel du PNUD/FENU/VNU titulaire d'un contrat temporaire (TA), personnel sous contrat PSA régulier, et Volontaires des Nations Unies Experts et Spécialistes
- Niveau 3 ou aucun niveau indiqué : Tous les autres types de contrat du PNUD/FENU/VNU et d'autres agences, ainsi que les candidats externes
Veuillez prendre note du ou des niveaux indiqués dans l'intitulé du poste vacant, le cas échéant, et vous assurer que vous remplissez les conditions requises pour postuler.
Background
Pays sahélien, situé au cœur du continent africain, la diversité des profils agroécologiques du Tchad en fait un pays à vocation agropastorale (production agricole vivrières 52%, les cultures de rente 9% et 39% pour l’élevage et la pèche). Le pays enregistre plus de 100millions de tètes de bétail. Environ 80% de ce cheptel est géré par des systèmes pastoraux mobiles très diversifiés surtout la transhumance qui, par excellence, favorise les échanges entre les communautés d’éleveurs et les communautés d’agricultures, sédentaires, sous diverses formes. Les provinces de Ouaddai, de Sila et de Salamat, sont dotées de conditions naturelles (climat et végétation) très favorables aux activités agricoles et pastorales.
En réaction à la crise qui a débuté au Darfour en 2003, le Tchad a ouvert ses portes à de nombreux réfugiés soudanais ainsi qu'à des ressortissants tchadiens rentrant chez eux. Ce flux a connu un sommet notable lors de la récente crise soudanaise en mars 2023. Cela a entraîné des répercussions dévastatrices dans les régions frontalières du Tchad. L'impressionnant déplacement de populations a principalement touché l'est du Tchad, à la frontière avec le Soudan : on compte actuellement 451 894 réfugiés et plus de 97 624 personnes retournées, hébergées dans les provinces d'Ouaddai, de Sila et de Wadi Fira. Chaque jour, on compte près de 500 individus qui traversent la frontière.
Cette arrivée massive et abrupte de réfugiés et de personnes retournées du Soudan impose une contrainte significative sur des ressources naturelles déjà affectées par le changement climatique, ce qui entraîne des tensions entre la communauté d'accueil, les réfugiés et les personnes retournées.
À la requête du gouvernement tchadien, le Fonds de l'ONU pour la Consolidation de la Paix (PBF) a octroyé un financement de 3 000 000 USD pour le projet « Renforcement de la cohésion sociale entre les communautés hôtes, les retournés et les réfugiés dans les provinces du Ouaddaï, Sila et Wadi-Fira » dans les zones visées. L'objectif de ce projet collaboratif entre le PNUD (en tant que leader) et l'UNFPA est d'aider à prévenir les conflits et à renforcer la cohésion sociale entre la communauté hôte, les réfugiés et les retournés dans les sous-préfectures de Adré (Ouaddai), Guéréda (Wadi-Fira) et Goz-Beida (Sila).
Cette situation a mis en évidence la nécessité d’aider les provinces touchées (Ouaddai, Sila et Wadi Fira) à gérer et prévenir ces conflits, en utilisant le dialogue comme outil principal pour atténuer l’impact du conflit.
L’évolution du contexte montre que l’un des principaux facteurs au cœur de la conflictualité dans les zones ciblées est lié à l’incapacité des autorités locales à assurer un arbitrage équitable de l’accès aux ressources naturelles. Face à cette situation, le défi de l’optimisation des dispositifs locaux de gestion des conflits et celui du renforcement de leurs capacités se pose avec acuité. Pour relever ces défis, il conviendra de garantir une meilleure représentation et une meilleure participation des femmes et des jeunes dans les processus de prise de décision, en vue de tirer réellement profit de leurs rôles, leur capacités et potentialités en matière de gestion des conflits.
En outre, le manque de planification et d’engagement appropriés de la part des autorités étatiques et locales dans ces domaines a laissé les communautés affectées sans protection, sans oublier la legislation inadequate qui regit encore le pastoralisme aujourd’hui alors qu’elle date de 1959.
C’est pourquoi, à travers ce projet, le PNUD et ses parteneaires entendent favoriser la cohésion sociale et la tranquillité d'esprit au sein des communautés. Cela passe par la promotion de l'usage et de la gestion collective des ressources naturelles (comme l'accès à l'eau, à la terre, aux pâturages) et le développement des compétences en matière de prévention et de résolution de conflits, ainsi que dans les domaines du genre et de l'inclusion.
C'est dans le but de mener à bien ce projet que le bureau du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Tchad compte
Dans le cadre de la réalisation de ce projet, le PNUD Tchad est à la recherche d'un(e) analyste Résilience aux conflits. L’analyste Résilience aux conflits résidera à N’Djamena et réalisera des interventions dans les provinces ciblées par le projet. Il/Elle fournira aussi un appui dans la gestion de l’ensemble des projets du portefeuille Consolidation de la Paix.
Rôles et Responsabilités
Sous la responsabilité du Coordonnateur du portefeuille « Consolidation de la paix » du PNUD, superviseur direct, l’analyste Résilience aux conflits sera chargé des taches suivantes :
Contribuer à la bonne marche du projet, en contribuant à la prévention des conflits et à la cohésion sociale à travers des approches participatives et durables, alignées sur les priorités du PNUD.
- Faire des analyses approfondies des causes et des dynamiques locales des conflits de la zone du projet ;
- Elaborer la cartographie des risques, tensions et opportunités de paix ;
- Contribuer à la formation de stratégies locales de prévention et des conflits et de résilience communautaire ;
- Assurer l’intégration des approches sensibles aux conflits dans toutes les activités du projet(« Do no harm »)
Appuyer le suivi et la coordination de la mise en œuvre des activités selon le calendrier et le budget approuvé aupres des ministeres sectoriels
- Contribuer à la bonne gestion du projet Renforcement de la cohésion sociale entre les communautés hôtes, les retournés et les réfugiés dans les provinces du Ouaddaï, Sila et Wadi-Fira, ainsi qu’à la mise en œuvre d'autres initiatives de consolidation de la paix.
- Participer à la collecte et à l’analyse de données qualitatives et quantitatives sur les causes profondes et dynamiques locales des conflits dans les zones d’intervention.
- Faire des analyses approfondies des causes et des dynamiques locales des conflits de la zone du projet
- Réaliser, en appui à la coordination, une analyse continue de l’environnement externe, identifier les risques émergents et proposer des ajustements programmatiques.
- Participer aux groupes de travail et aux plateformes d’échanges sur les thématiques liées aux conflits (notamment agriculteurs–éleveurs) et partager les analyses produites.
- Faciliter, la concertation avec les communautés locales, autorités administratives et traditionnelles, afin de comprendre les perceptions et dynamiques de terrain.
Élaborer la cartographie des risques, tensions et opportunités de paix
- Contribuer à la conception, la mise à jour et l’analyse de la cartographie des risques, tensions et opportunités de paix dans les zones d’intervention.
- Appuyer la mise en place d’un système de suivi des indicateurs de paix et de cohésion sociale, basé sur des données locales fiables.
- Participer à l’élaboration et à la mise en œuvre des plans de travail trimestriels et annuels, en veillant à ce que les priorités identifiées dans la cartographie soient intégrées dans les activités.
- Appuyer la production des rapports périodiques (trimestriels et semestriels) du projet et du portefeuille Résilience, en y intégrant les analyses de risques et d’opportunités de paix.
- Documenter, les leçons apprises et “success stories” issues de la mise en œuvre des activités.
Contribuer à la formation de stratégies locales de prévention des conflits et de résilience communautaire
- Contribuer à la prévention des conflits, la cohésion sociale et la réintégration ;
- Participer à la formulation participative des stratégies locales de résilience, en collaboration avec les autorités locales, leaders communautaires et partenaires techniques ;
- Appuyer la planification, la mise en œuvre et le suivi des activités visant la prévention des conflits et le renforcement de la cohésion sociale ;
- Appliquer, sous la direction du Coordinateur, les outils de Gestion Axée sur les Résultats (RBM/GAR) et contribuer à la définition des cibles de performance (BSC);
- S’assurer, en appui à la coordination, que les activités planifiées contribuent directement aux résultats escomptés du projet ;
- Organiser et coordonner les consultations communautaires et institutionnelles nécessaires à la formulation et au suivi des stratégies locales ;
- Participer, en appui au Coordinateur, à la préparation et à la tenue des réunions du Comité de Pilotage et du Comité Technique du projet ;
Assurer l’intégration des approches sensibles aux conflits dans toutes les activités du projet (“Do No Harm”)
- Veiller à ce que toutes les activités du projet soient conçues, planifiées et exécutées selon une approche sensible aux conflits, respectant les principes du “Do No Harm”.
- Participer à la rédaction et à la consolidation des rapports techniques et financiers, en intégrant systématiquement l’analyse de la sensibilité aux conflits.
- Appuyer la supervision de l’utilisation des ressources financières et matérielles du projet, conformément aux règles et procédures du PNUD.
- Contribuer, avec les services généraux du PNUD, à l’élaboration, au suivi et à la mise à jour du plan d’achats du projet, en veillant à la conformité et à la transparence des processus.
- Participer à la formation et à la sensibilisation des partenaires locaux (ONG, comités communautaires, autorités locales) sur les approches sensibles aux conflits et les principes de cohésion sociale.
- Promouvoir la prise en compte transversale du genre, de la jeunesse et de l’inclusion sociale dans toutes les activités du projet.
Tisser des partenariats stratégiques, appuyer la mobilisation des ressources ainsi que les formations et le partage des connaissances au sein du bureau
- Participer activement dans la mobilisation des fonds et tisser des partenariats stratégiques avec d’autres agences des Nations Unies, partenaires techniques et financiers, ONGs internationales et les organisations de la société civile
- Contribuer à l’analyse continuelle de nouvelles opportunités de synergies et de partenariat
- Contribuer à la revue et l’élaboration des propositions de projets
- Élaborer, maintenir et actualiser une base de données des acteurs/partenaires intervenant dans les thématiques qui lui sont assignées.
- Faciliter le renforcement des connaissances et des capacités, le partage des connaissances
- Organiser des formations, des ateliers et des activités de renforcement des capacités de manière consultative, en impliquant des experts techniques et des parties prenantes pouvant inclure le gouvernement, le secteur privé, des ONG, des bailleurs de fonds et/ou des universités.
- Identifier, synthétiser et documenter les meilleures pratiques et les enseignements tirés du projet et des partenaires de mise en œuvre.
Autres responsabilités
- Évaluer constamment les passerelles de collaboration et initier des activités conjointes avec les autres projets/programmes mis en oeuvre par le PNUD-Tchad
- Contribuer aux exercices mandataires : revue des programmes, IWP, ROAR et effectuer les missions de terrain dans la zone d’intervention
Le titulaire du poste accomplit d'autres tâches relevant de son profil fonctionnel jugées nécessaires au bon fonctionnement du Bureau et de l'Organisation.
Impact et Résultats
Les résultats du travail de l’analyste Résilience aux conflits ont une incidence sur le statut et réputation du PNUD dans le pays. Le titulaire du poste maintiendra des contacts réguliers avec les homologues nationaux.
L’impact global attendu du titulaire est une contribution conséquente à la mise en œuvre de qualité du projet conformément aux règlements programmatiques et financiers du PNUD. Les résultats suivants sont attendus de lui/elle :
- Des analyses actualisées des causes et dynamiques de conflits disponibles et partagées avec le Coordinateur et les partenaires.
- Une cartographie fonctionnelle des risques, tensions et opportunités de paix régulièrement actualisée et utilisée dans la planification.
- Des stratégies locales de prévention et de résilience élaborées et mises en œuvre avec l’appui du Coordinateur.
- Toutes les activités du projet sont alignées avec les principes “Do No Harm” et contribuent efficacement à la cohésion sociale et à la stabilité communautaire.
- Soumission rapide et régulière des rapports de mise en œuvre en temps opportun conformément aux formats du PNUD et des donateurs, en étroite coordination avec les départements concernés du PNUD
- Gestion adéquate de l’information sur les activités liées aux composantes, y compris la sensibilisation sur le programme et la visibilité en coordination avec le département de la communication du PNUD;
Arrangement institutionnel
L’analyste Résilience aux conflits sera placé sous la responsabilité directe du Coordonateur des projets de Consolidation de la Paix.
Compétences
Compétences Clés
Atteindre les résultats : NIVEAU 2 : Développer des solutions à grande échelle et simplifier les processus, tout en équilibrant rapidité et précision dans l’exécution du travail.
Penser de façon innovante : NIVEAU 2 : Proposer de nouvelles idées / être ouvert à de nouvelles approches, démontrer une réflexion systémique et intégrée.
Apprendre continuellement : NIVEAU 2 : Sortir de sa zone de confort, apprendre des autres et soutenir leur apprentissage.
S’adapter avec agilité : NIVEAU 2: Adapter les processus et les approches aux nouvelles situations, impliquer les autres dans le processus de changement.
Agir avec détermination : NIVEAU 2 : Savoir persévérer et gérer simultanément plusieurs sources de pression.
S’engager et s’associer : NIVEAU 2 : Jouer le rôle de facilitateur/intégrateur, rassembler les personnes, construire et maintenir des coalitions/partenariats.
Faciliter la diversité et l’inclusion : NIVEAU 2 : Faciliter les conversations pour réduire les divergences, tenir compte de différents points de vue dans la prise de décision.
Compétences transversales et techniques
Ressources humaines – Stratégie et planification du personnel-Partenariat institutionnel : Faire preuve d’une réflexion stratégique et savoir élaborer des plans à long terme pour répondre aux besoins en ressources humaines de l’organisation, tout en analysant l’environnement actuel et en élaborant des stratégies pour atteindre des objectifs à long terme.
Orientation stratégique et direction des activités-Pensée systémique : Capacité à utiliser une analyse objective des problèmes et son jugement afin de comprendre comment des éléments interdépendants coexistent au sein d’un processus ou système global, et à considérer comment la modification d’un élément peut avoir un impact sur les autres parties du système.
Gestion des partenariats-Mobilisation des ressources : Savoir identifier les sources de financement, aligner les besoins de financement (programmes/projets/initiatives) sur les possibilités de financement et établir un plan pour répondre aux besoins de financement.
Général (toutes fonctions confondues)
Relations publiques : Savoir bâtir et maintenir une image publique globalement positive de l’organisation, de son mandat et de son identité de marque, tout en veillant à aider les campagnes individuelles et les autres initiatives de communication à atteindre le public.
Prévention des conflits, consolidation de la paix et institutions réactives : Capacités nationales et infranationales en matière de planification, de financement, de coordination et de gestion des crises
Solutions de reprise et mobilité humaine Résilience : renforcement de la résilience au niveau communautaire
Gestion des partenariats -Gestion des relations : Être en mesure de collaborer avec un large éventail de partenaires publics et privés, et de mettre en place, de maintenir ou de renforcer les relations de travail, la confiance et la compréhension mutuelle.
Qualifications minimales requises
Un diplôme Universitaire Avance (Master ou équivalent) en science politique, gestion des conflits, droit, économie, études de développement ou autre domaine connexe est requis OU
Un diplôme universitaire de premier niveau (Licence) dans les domaines susmentionnés avec 2 années d’expérience supplémentaires sera dument considéré en lieu et place d'un diplôme universitaire avance.
Minimum de 2 ans d’expériences (avec un Master) ou 4 ans d’expériences (avec une Licence)
Compétences requises:
- Une expérience antérieure sur la mise en œuvre des projets de résilience ;
- Avoir une maîtrise des outils informatiques, des logiciels usuels (Word, Excel, Power Point, Microsoft Project, etc.)
Compétences souhaitées:
- La mise en œuvre des projets de résilience et de cohésion sociale ;
- la gestion/prévention des conflits et consolidation de la paix, et la gestion des projets de développement;
- Une expérience dans la gestion des Projets/programme de prévention de conflits ou de sensibilité aux conflits et la radicalisation serait un atout majeur ;
- Expérience antérieure avec les ONG Internationales ou les agences des Nations Unies constitue un atout.
- Bonne connaissance de la technologie d’information appliquée dans le travail quotidien, souhaité ;
Langue(s) requise(s)
- Maitrise parfaite du français est requis ;
- Connaissance de l’anglais et la langue arabe locale serait un atout.
Égalité des chances
En tant qu'employeur souscrivant au principe de l'égalité des chances, le PNUD valorise la diversité en tant qu'expression de la multiplicité des nations et des cultures où nous opérons et, à ce titre, nous encourageons les candidats qualifiés de tous horizons à postuler à des postes au sein de l'organisation. Nos décisions d'embauche sont fondées sur le mérite et l'aptitude au poste, sans discrimination.
Le PNUD s'engage également à créer un lieu de travail inclusif où tout le personnel est habilité à contribuer à notre mission, est valorisé, peut s'épanouir et bénéficie d'opportunités de carrière ouvertes à tous.
Harcèlement sexuel, exploitation et abus d'autorité
Le PNUD ne tolère pas le harcèlement, le harcèlement sexuel, l'exploitation, la discrimination et l'abus d'autorité. Tous les candidats sélectionnés sont donc soumis à des contrôles pertinents et doivent respecter les normes et principes respectifs.
Droit de sélectionner plusieurs candidats
Le PNUD se réserve le droit de sélectionner un ou plusieurs candidats à partir de cette annonce de vacance de poste. Nous pouvons également retenir les candidatures et prendre en considération les candidats qui postulent à ce poste pour d'autres postes similaires au PNUD, au même niveau et avec une description de poste, une expérience et des exigences éducationnelles similaires.
Alerte aux escroqueries
Le PNUD ne facture aucune redevance à aucun stade de son processus de recrutement. Pour plus d'informations, veuillez consulter www.undp.org/scam-alert.