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Consultation Internationale pour un atelier de formation sur la Communication pour le Developpement

Djibouti (Djibouti)

L’objectif général est le renforcement des capacités des cadres chargés des programmes et les coordinateurs des guichets du Secrétariat chargé aux Affaires Sociales, de l’ADDS, de l’UNFD et les secrétaires des CGC (Comites de Gestion Communautaire) en Communication pour le Développement pour appuyer la réalisation des droits humains et en particuliers de l’enfant à Djibouti.

1.        Contexte

Avec une population de 818.159[1], la République de Djibouti est située en Afrique de l’Est. Le pays observe une croissance économique soutenue et fait partie des pays à revenu moyen intermédiaire.

L’UNICEF en partenariat avec le Gouvernement a élaboré un programme de coopération pour la période 2018-2022. Ce programme est une contribution aux priorités nationales du pays de l’Initiative Nationale de Développement Social (INDS)  à la Stratégies de Croissance Accélérée et de Promotion de l’Emploi 2015-2019, et aussi à l’atteinte des Objectifs Durables pour le Développement (ODD).

En République de Djibouti, tout en rappelant l’engagement politique et les efforts consentis par le pays depuis plusieurs années, tant sur le plan des ressources mobilisées que sur le plan des stratégies développées, l’impact sur la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile reste limité.

La mortalité néonatale qui est 32% de la mortalité infanto-juvénile est de 17%[2]. 26% sont des décès dits « intra-partums ».

 En effet, le taux de mortalité maternelle observe une baisse lente et insuffisante. Parmi les difficultés observées, on remarque une faiblesse des soins prénatals, de l’accouchement assisté et un faible taux des consultations post-natales. Bien que la mortalité infantile et infanto-juvénile soit en baisse constante, le pays n’a pas atteint l’OMD relatif à la santé de l’enfant. Il y a une forte déperdition de la première visite prénatale (88%) à la quatrième visite (23%) et 35%[3] des bébés meurent avant le terme.

En matière de vaccination qui constitue les moyens de prévention les plus efficaces pour la santé de l’enfant, les couvertures vaccinales restent acceptables sur l’ensemble du pays mais cependant il existe une disparité flagrante entre la capitale et les régions sanitaires d’une part mais aussi entre les milieux urbains des régions sanitaires et les zones rurales difficiles d’accès. 82.7%[4]des enfants âgés de 12 à 23 mois ont été complètement vaccinés.

La malnutrition est un problème majeur de santé publique à Djibouti et on estime qu’environ 35% des décès chez les enfants de moins de cinq ans sont associés directement ou indirectement à la malnutrition. Selon la dernière enquête sur la nutrition, au moins 1 enfant sur 3 (29,7%) à Djibouti souffre d'un retard de croissance et 1 sur 6 (17,8%) souffre de malnutrition aiguë globale. Malgré un fort taux de mise au sein dans la première heure de 84,4%[5], une femme sur deux jette le colostrum[6]. En 2014, seuls 13,4% des enfants de moins de 6 mois ont bénéficié́ d’un allaitement maternel exclusif dans tout le pays.

A Djibouti, la diarrhée représente 16% de la mortalité infanto-juvénile et se classe ainsi deuxième cause de mortalité chez les enfants si on exclut la catégorie « autres »[7]. Le lavage des mains au savon est une pratique clé en lien avec les causes de la mortalité infanto-juvénile (pneumonie, diarrhée, etc.) pour la prévention des maladies à la fois bactériennes et virales.

La violence à l’égard des enfants est une porte d'entrée pour la programmation sur la parentalité et les normes sociales, plus largement. En matière de respect de l’intégrité de la femme, le taux des MGF est de 78%. En matière de lutte contre les mutilations génitales féminines et conformément à la Stratégie Nationale d’Abandon de toute forme d’Excision, la pratique de la forme la plus sévère semble être délaissée au profit du type « Sunna ». 37,6%[8] d’enfants âgés de 2 à 14 ans ont été soumis à une forme quelconque de méthode disciplinaire violente (punition psychologique ou physique) par leurs mères ou d’autres membres du ménage. Le mariage avant l’âge de 18 ans est une réalité pour beaucoup de jeunes filles. La pratique varie d’une région à une autre.  Selon PAPFAM 2012, 3,5% des femmes ont été mariées avant l’âge de 15 ans et 11,7% avant l’âge de 18 ans.

En matière d’éveil du jeune enfant, les évidences globales sur le développement de la petite enfance démontrent l’importance de cette pratique sur le potentiel individuel et la croissance économique. A Djibouti, il ressort dans l’enquête PAPFAM 2012 que seulement 36,6% des ménages interviewés se sont engagés dans des activités favorisant l’apprentissage et la préparation à l’école.

Pour la scolarisation et rétention des filles à l’école, il existe un phénomène important relatif à l’accès et à la déperdition des filles. Parmi les raisons, même si l’enseignement fondamental est gratuit, ce phénomène est dû aux dépenses d’éducation couvertes par les parents, ce qui peut empêcher les plus défavorisés de scolariser leurs enfants, et en particulier leurs filles, la distance avec l’école est aussi un facteur de non scolarisation et d’abandon, en particulier en zone rurale et chez les populations nomades.

Dans les localités reculées, l’enregistrement des naissances n’est pas facilité par des structures d’enregistrement de l’état civil décentralisées. Selon l’enquête PAPFAM de 2012, 37,6% d’enfants âgés de 2 à 14 ans ont été soumis à une forme quelconque de méthode disciplinaire violente (punition psychologique ou physique) par leurs mères ou d’autres membres du ménage. Le mariage avant l’âge de 18 ans est une réalité pour beaucoup de jeunes filles. La pratique varie d’une région à une autre.  Selon PAPFAM 2012, 3,5% des femmes ont été mariées avant l’âge de 15 ans et 11,7% avant l’âge de 18 ans.

2.       Justification

La situation des droits humains est marquée ces dernières années par l’adoption de nouvelles politiques sociales notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé maternelle et néonatale, de la protection et d’autres. Ces stratégies ambitionnent en particulier l’amélioration de la situation de l’enfant dans ces différents domaines. Une importante composante de ces stratégies porte sur des problématiques liées à la communication pour le développement dans ces différentes manifestations. Ainsi il est possible de citer à titre d’exemple des aspects relatifs à la discipline positive, l’amélioration de la qualité de l’éducation, l’encouragement de l’allaitement maternel exclusif et des accouchements en milieu assisté, l’engagement de la société civile et autres partenaires pour le plaidoyer  des droits de l’enfant.

L’une des stratégies d’intervention de l’UNICEF à Djibouti porte sur le renforcement des capacités nationales. La communication pour le développement a été identifiée parmi les domaines prioritaires dans le nouveau programme de coopération 2018-2022.

Capitalisant sur un processus lancé depuis quelques années qui concerne le renforcement de capacités des cadres des partenaires nationaux, Le Secrétariat d’Etat chargé des Affaires Sociales organise une formation sur la Communication pour le Développement au profit des cadres chargé des programmes et ceux des Guichets du Secrétariat chargé aux Affaires sociales; les responsables des projets de filets sociaux de l’ADDS et l’UNFD en vue d’accompagner la mise en œuvre de leurs programmes communautaires en général et du programme de coopération Djibouti-UNICEF en particulier.

3.       Objectif

L’objectif général est le renforcement des capacités des cadres chargé des programmes et les coordinateurs des guichets du Secrétariat chargé aux Affaires Sociales, de l’ADDS, de l’UNFD et les secrétaires des CGC (Comites de Gestion Communautaire) en Communication pour le Développement pour appuyer la réalisation des droits humains et en particuliers de l’enfant à Djibouti.

Les objectifs spécifiques sont :

  • Renforcer la capacité des acteurs communautaires en matière de C4D pour promouvoir les pratiques sociales essentielles ;
  • Mettre en place un réseau restreint de consultants / experts nationaux en C4D

4.       Méthodologie

Un consultant international facilitera l’atelier de formation selon un processus participatif assurant l’implication de l’ensemble des participants au déroulement de l’atelier à travers notamment :

  • Implication dans la présentation de cas précis relevant de leurs propres secteurs (présentation des foyers d’apprentissage communautaires ; présentation de la promotion des mesures d’accompagnement à travers le programme communautaire SALAM ; présentation du programme Lifeskills)
  • Coordonner différentes présentations des partenaires associés sur leurs activités en matière de développement communautaire
  • Alterner les présentations théoriques et travaux pratiques.

5.       Livrables

Les livrables attendus de la consultation sont :

  • Un programme de formation,
  • Un rapport de l’atelier
  • Un guide de formation

6.       Calendrier des activités: Download File Atelier de formation C4D final, version 16 aout 2018.docx

7.       Supervision

Le consultant sera sous contrat avec l’UNICEF sous la responsabilité du Chargé de suivi et évaluation et politiques sociales avec l’appui de la Spécialiste C4D. Un comité de préparation de l’atelier sera constitué et animé par le Secrétariat chargé aux affaires sociales pour préparer l’atelier de formation ainsi que les présentations sur les programmes communautaires.

 8.       Lieu de consultation et conditions de travail

Le consultant effectuera une première partie de la préparation de l’atelier à distance et sera basé au Secrétariat charge aux Affaires sociales pour encadrer le comité de préparation de l’atelier.

Le consultant devra disposer de ses propres équipements de travail. Le consultant utilisera les moyens logistiques de l’UNICEF uniquement pour les trajets en ville accompagnés du staff de l’UNICEF et pour les besoins de la consultation y compris pour les déplacements à l’intérieur du pays.

9.       Rémunération

L’offre financière couvrira les dépenses suivantes :

  • Les honoraires,
  • Les indemnités journalières pour le séjour à Djibouti (incluant les frais de subsistance, hébergement, communications, déplacements dans la ville et sur le terrain, autres frais de reproduction). Le montant total dépendra du nombre de jours effectifs sur le terrain.

Les billets aller-retour en classe économique sera à inclure dans la proposition du consultant. UNICEF s’assurera que le tarif donné est raisonnable par rapport au trajet.

Tout autre frais sera à la charge du consultant, notamment visa et vaccins. Le consultant devra fournir une preuve de sa couverture médicale le couvrant durant la mission

10.   Termes de paiement

Le consultant sera payé à la soumission de factures relatives aux différents livrables, sous réserve de validation par le superviseur de la consultation. Une première tranche de 50% sera payée à la fin de l’atelier de formation et 50% après la validation du rapport de l’atelier.

11.   Qualifications

• Consultant international avec un diplôme universitaire supérieur en sociologie ou en psychologie ou d'autres sciences sociales avec préférence pour les sciences sociales / comportementales et la méthodologie de recherche

• Une expérience de 8 ans d’année dans la facilitation des ateliers C4D similaires

• Expérience de l'utilisation de logiciels de gestion de base de données et d'analyse de données, de programmes informatiques et de logiciels statistiques

• Une expérience de travail ou de conseil avec l'UNICEF ou d'autres agences des Nations Unies est un atout

• Une familiarité ou expérience avec la région est un atout

• La maîtrise du français est essentielle.

12.   Processus de soumission

Les candidats intéressés devront postuler directement sur le site internet de l’UNICEF www.unicef.org/employ en incluant les documents suivants :

  •  Le formulaire de soumission 
  • CV à jour et une lettre de motivation
  • Les propositions technique et financière indiquant les dates de disponibilités

Chaque soumission devra inclure le taux journalier des honoraires ainsi que les autres frais conformément à la section 9. 

L'UNICEF ne tolère aucune forme d'exploitation sexuelle, d'abus et de harcèlement sexuel dans le cadre de ses activités.

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  • Organization: UNICEF - United Nations Children’s Fund
  • Location: Djibouti (Djibouti)
  • Grade: Consultant - Contractors Agreement - Consultancy
  • Occupational Groups:
    • Communication and Public Information
    • Legal - Broad
    • Legal - International Law
  • Closing Date: 2018-08-25

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